Qu’est ce que le format d’image RAW ?
Lundi 20 avril2009
En jouant avec votre nouveau reflex numérique, vous avez sans doute remarqué qu’en plus de pouvoir enregistrer les photos en JPEG comme votre compact, il peut aussi écrire au format RAW. Un format d’autant plus étrange qu’une fois déchargé sur votre ordinateur, votre pauvre Windows ne sait pas comment l’ouvrir. Mais si vous en connaissez les secrets, vous découvrirez rapidement que ce format de fichier est une merveille.
RAW signifie « brut », « cru » en anglais : il s’agit de l’information brute enregistrée par le capteur de votre appareil photo. En effet, lorsque votre appareil enregistre des images en JPEG il a reçu un signal qu’il a traité puis compressé en JPEG. Pour faire simple, le JPEG est un peu le Polaroid de la photo : c’est un instantané sur lequel les réglages possibles se font à postériori. Le RAW est lui à comparer au bon vieux négatif non développé : non seulement on peut le « développer » numériquement (réglages avancés d’exposition, etc.) mais après on peut le « tirer » en choisissant le JPEG bien sûr, ou le TIFF pour ne pas perdre de données lorsque qu’on l’apporte ou qu’on l’envoie au laboratoire numérique.
Vous l’aurez compris, le RAW est un format qui laisse plus de liberté pour le photographe artiste qui sommeille en vous. Contrairement au JPEG , les réglages qu’on effectue n’altèrent pas le fichier original et nous laissent libre de « tirer » le cliché en noir et blanc, en couleurs saturées, etc. sans risque de le perdre.
Mais la médaille à son revers : les photos ne sont pas lisibles dès la copie sur le PC. Il faut commencer par développer les RAW avec un logiciel spécialisé (comme Silkypix), puis l’exporter au format voulu. D’autre par, le format étant brut de toute interprétation, le fichier est incroyablement plus gros que son pendant JPEG : pour des images JPEG de 2 MO, le pendant RAW fait entre 10 et 11 Mo ! Il faut donc plus de temps, de travail et d’espace disque pour profiter de ce format.
Cela en vaut-il la peine ? Si vous voulez faire de la « vraie » photographie (paysages, portraits, reportages, etc.), la réponse est oui sans détours. Vous aurez ainsi toute la latitude d’interpréter vos clichés de la même manière qu’hier on choisissait son type de film, ses temps de développement, son papier de tirage, etc. Pour de simples photos de soirées, de fêtes de familles ou si vous devez partager rapidement les photos, le JPEG reste encore le moyen le format de choix.